INFORMATIONS
No.136 Octobre 2001
EN SOLIDARITÉ L'attentat du 11 septembre qui a secoué le monde a été pour nous le moment de sentir et partager fortement avec le peuple et nos soeurs des États-Unis leur douleur et la solidarité de tant de personnes de bonne volonté. Nous nous solidarisons aussi avec tous les pays dont un nombre important de compatriotes ont été victimes de cette violence.Parce que nous savons que nous faisons partie d'un même monde blessé, nous faisons nôtre les paroles de Paul : "Celui qui nous affermit avec vous dans le Christ et qui nous a donné l'onction, c'est Dieu, Lui qui nous a aussi marqués de son sceau et a mis dans nos coeurs les arrhes de l'Esprit"(2 Cor.1,21-22). Cet Esprit a manifesté avec force notre Cor Unum dans les nombreux messages reçus qui nous unissent dans la solidarité et l'espérance.Nous voulons aussi faire arriver à la province de France, et spécialement à la communauté de Toulouse nos sentiments d'émotion et de proximité pour la terrible explosion du 21 septembre, survenue dans une usine industrielle de la ville. Bien que nos soeurs n'aient pas souffert physiquement, la maison a été fortement endommagée: vitres, fenêtres, cloison, faux plafonds, etc... les réparations seront difficiles et coûteuses. Nous nous unissons à leur action de grâces parce que les enfants de l'école, qui occupe une partie de la maison, étaient en récréation, ce qui les a sauvés, alors que dans les classes, les tables étaient jonchées de débris de verre.
Margaret Phelan (USA), a été désignée comme Archiviste Générale. Elle remplacera Anne Léonard aux premiers mois de lannée 2003 afin dachever le transfert des archives de sa Province. En attendant, Anne continuera à assurer ce service; nous lui sommes très reconnaissantes de la générosité, de lintérêt et de lefficacité avec lesquels elle assume cette prolongation.
Marina di Polto (BRA) arrivera aussi à la Maison Mère en décembre. Elle remplacera Carolyn Siy à lÉconomat Général. Carolyn travaillera avec elle le temps quil faudra.
NOUVELLES DES RÉGIONS Il nous a paru très important de faire parvenir à toute la Société, quelques échos des activités interprovinciales qui se réalisent dans lune ou lautre partie du monde. Cest une manière de sentir la vie qui surgit, salimente et donne impulsion à notre cheminement et à notre recherche incessante dun meilleur service. Ainsi, dorénavant, nous ferons écho de ces rencontres.Du 23 au 31 juillet 2001, a eu lieu à Placeres (ESS) le Forum européen des jeunes, sur le thème : ´Choisir la vie ª Il a réuni 48 jeunes (20 &emdash; 28 ans) et 31 rscj de 14 pays: Suisse, Hongrie, Ukraine, Pologne, Russie, Grèce, Italie, Autriche, Espagne, Belgique, Hollande, Angleterre, Irlande, France. Ces jeunes furent invités à partager sur la réalité de leurs pays pour envisager ensemble un apport à la construction de lEurope. Ils ont réfléchi sur la justice sociale, la globalisation, la spiritualité du cur et les défis éthiques de lheure actuelle.
Du 2 au 8 août 2001, sest effectuée la rencontre des Jeunes Professes dEurope avec leurs accompagnatrices à Saint Jacques de Compostelle (ESS). 46 jeunes professes y ont participé et 9 accompagnatrices, y compris une probaniste du Venezuela et deux du Congo. Elles se trouvaient alors dans différents pays européens. Pendant trois jours, le groupe a pérégriné sur les chemins de Compostelle (presque 70 kilomètres) chaque matin, tandis que laprès-midi était consacré au repos et au partage de lexpérience vécue. De retour à Santiago, elles ont pu échanger sur ´les défis que pose linterculturalitéª.
Mariado Górriz partira le 1er octobre pour lArgentine. Le 4 elle assistera à la réunion déducation formelle, elle sera du 11 au 18 à Buenos-Aires et au Paraguay; le 20 à Cuba, le 28 en Haïti, le 31 à Puerto Rico jusquau 10 novembre.
Marisa Sacerdote partira le 1er octobre pour lArgentine; le 4 elle participera à la réunion déducation formelle; du 11 au 18 elle prendra ses vacances; le 20 elle sera à Cuba, le 28 en Haïti et le 31 à Puerto Rico jusquau 10 novembre.
Jane Maltby restera à Rome
Nos sentiments étaient mêlés: horreur, incrédulité, peine, douleur, colère, outrage, peur, anxiété, impuissance, désespoir et espérance. Nos pensées étaient pleines de confusion; le ´pour quoiª est complexe. Nous avons fait la distinction entre les citoyens américains et leur gouvernement. La politique ´omnipotenteª du gouvernement provoque souvent notre indignation. Le peuple américain éveilla en nous une douleur et une peine immense pour les pertes et les souffrances de tant de personnes. Nous avons admiré laide généreuse de tant de gens qui ont secouru les victimes et nous avons apprécié la solidarité et lunion dans le pays et au niveau international Une fois de plus nous avons constaté le pouvoir et la force du mal. La violence sest institutionnalisée dans le monde, non seulement par le terrorisme, mais aussi par les causes qui le génèrent: un système globalisé dexclusion. Cela nous amène à toucher des niveaux plus profonds et à prendre davantage conscience de nos violences; à découvrir que ma violence est un maillon de la chaîne de toute violence; que le pouvoir qui nest pas service continue la chaîne du pouvoir qui écrase. Nous avons parlé, de bien des façons, du désir dêtre des BÂTISSEURS DE PAIX; de former des espaces de compassion et de justice. Notre sécurité ne se construit pas avec des armes, mais avec un surcroît de solidarité. Voici quelques questions pour nous stimuler et nous aider à continuer la réflexion:
· en ce temps d'insécurité croissante au niveau mondial, où trouvons-nous notre sécurité ?
· comment pouvons-nous nous informer davantage sur l'Islam? Comment découvrir ses vraies valeurs? Comment essayer de comprendre la logique du fondamentalisme de quelques-uns de ses groupes minoritaires?
· quel est le regard de Dieu sur cet évènement? A quoi nous invite-t-il ? Comment vivons-nous le commandement si difficile d'aimer nos ennemis?
· les évènements du 11 septembre ont eu une répercussion dans le monde entier. Comme citoyennes responsables de notre monde, quel défi nous présentent-ils ?
Communauté de la Maison Mère
COMMENT EXPRIMONS-NOUS NOTRE COMMUNION? COMMENT ARTICULONS-NOUS NOTRE IDENTITÉ AFRICAINE?Tel fut le titre de la rencontre des provinciales et professes jeunes dAfrique à laquelle Clare et moi avons participé avec joie. Je vais essayer de vous communiquer quelque chose de ce que nous avons vécu pendant ces 11 jours à travers des images despace et de chemin.
Le Kenya nous a accueillies dans un bel espace où limmersion dans la nature éveillait, sans bruit, le meilleur de nous-mêmes un espace plein dhumanité africaine qui accompagnait et pénétrait la vie quotidienne de musique et de danse nos surs étaient pleines de la sagesse de la nature! Ne trouvons-nous pas là un des aspects du ´nouveau langageª dont nous avions la nostalgie au Chapitre?
Et entre nous se créa peu à peu cet espace magique des relations confiantes qui rendit tout simple le partage sur lhistoire de nos pays et de nos provinces. Un moment particulièrement émouvant fut celui où nos surs ougandaises demandèrent pardon à nos surs congolaises pour la participation de leur gouvernement à la guerre. Cétaient des histoires pleines de reconnaissance envers les surs des autres pays qui par leur don total au peuple africain, ont rendu possible quaujourdhui notre présence en Afrique soit ´africaineª. Et, dans ce contexte, nos surs de ´cur tchadienª exprimaient avec force laide dont elles ont besoin des autres provinces pour que les premières vocations puissent pousser dès le début dans leur propre terre.
Espace de prière et de gratuité de vie dans lequel chaque province nous apporta la richesse de sa foi célébrée.
Espace dynamisé par un comité de professes jeunes qui firent face aux obstacles des différentes langues (polonais, français et anglais) au prix de nombreuses heures supplémentaires, de courage et dun sens de lhumour tel quil nous mit en chemin.
Chemin quon aborde avec la vitalité, la joie, et la responsabilité de sentir ´que le sort de la Société en Afrique est en mains africainesª, avec la certitude que la Société entière accompagne avec espoir ce processus de croissance non seulement avec son appui mais aussi ouverte à la promesse de vie nouvelle pour notre communauté internationale.
Chemin de communion de nos surs africaines avec leurs peuples, sentant très profondément les défis auxquels lÉglise est affrontée aujourdhui en Afrique: ´elle est en train de passer dÉglise de mission à Église en missionª, elle désire unir évangélisation et justice et les appelle, comme religieuses, à inculturer lÉvangile dans le meilleur de leurs cultures traditionnelles: hospitalité, solidarité, accueil, esprit de famille.
Chemin qui passe par une analyse de la situation socio-économique et religieuse de leurs pays, et exige delles une réponse de complicité avec la femme africaine qui donne la vie, la soigne et lentretient souvent contre toute espérance
Chemin quelles parcourent au milieu de leurs peuples, dans la peine et lespérance, mettant leur créativité, leur don delles-mêmes, et le meilleur de notre tradition éducatrice pour générer des espaces transformateurs de personnes et de sociétés.
Le dernier jour lespace était plein de la joie, de la force, et du dynamisme de la communication et de lappui expérimenté, et il fut décidé, avec conviction, détablir une articulation entre les provinces pour continuer avec une espérance et une énergie nouvelles le chemin de la Société en Afrique. Ce chemin, elles désirent le parcourir unies à toute la Congrégation, reconnaissantes à Madeleine Sophie et disposées à approfondir et à vivre notre charisme comme le meilleur cadeau quelles puissent faire à leurs peuples et à la Société internationale.
Comme
adieu, laissons la parole à ce symbole qui nous a
accompagnées tout au long de cette rencontre, et aussi
à Hilda Bamwine, provinciale de Ouganda/Kenya.
´Au milieu de nous se trouve un symbole: quatre personnes représentent les provinces africaines. Je vous invite à entrer dans le sacré de ce symbole. Regardez-le, contemplez-le et essayez darriver à en faire partie. Il nous dit ce que nous devrions être les unes pour les autres:
Ensemble, vivons
debout,divisées, nous
tombons.Cest sûr que le sort de la
Société en Afrique
est entre nos mainsª
Puisse cette invitation résonner dans nos curs et créer ainsi notre histoire.
Mariado Górriz
PROJETS ÉCONOMIQUES A la réunion du Kenya, nous avons vu avec les provinciales dAfrique, les projets économiques les plus urgents de leurs provinces. Nous vous les communi- DE LAFRIQUE quons pour que vous les fassiez connaître aussi aux personnes et aux collectivités les plus proches.R.D. du Congo
Achat dun vaste terrain à cultiver
- Elles croient quen plus du travail que cela procurerait à quelques familles, ce serait rentable,
- Le bénéfice obtenu serait appliqué à des Centres Éducatifs (salaire des professeurs, bourses, alimentation pour les internats),
- Cest un moyen éducatif de développement communautaire: En plus des travailleurs habituels, pendant les week-ends ou les vacances, les religieuses et les Professeurs de nos Centres pourraient aller travailler au champ,
- Coût: environ US $111 000.
Uganda &emdash; Kenya
Construction dune École Primaire et dun Internat en Ouganda
- Le pays essaie de faire un effort éducatif, mais il narrive pas à couvrir les besoins, la situation normale est de 120 enfants pas classe et dans des conditions indignes.
- La plus grande partie des rscj travaillent dans le diocèse, dans des écoles secondaires du gouvernement dont elles ont souvent la direction. Cest un bon service, mais en même temps elles voient lurgence de soccuper des enfants des premiers âges, dans une institution propre, selon notre propre philosophie éducatrice.
- Elles la voient aussi, comme une lieu privilégié de formation (par la pratique) de maîtres et maîtresses.
- Coût approximatif: US $2 300 000. Elles ont déjà obtenu des finances pour commencer la première phase de la construction, mais elles ont encore besoin de beaucoup daide.
Nous donnons la priorité à ces projets, car ils doivent démarrer pour pouvoir couvrir leurs objectifs. Mais nous voulons vous communiquer aussi que lEgypte a un projet éducatif pour handicapés physiques et psychiques et le Tchad un projet de création décoles agricoles.
Pour avoir plus de renseignements,
envoyer de largent, etc. mettez-vous en contact avec chacune
des provinces.