INFORMATIONS
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NOUVELLES. Du
4 avril au 11 les Provinciales d’Amérique Latine se sont réunies à Belo
INTERPROVIN- Horizonte, Brésil. Clare Pratt et Jane Maltby ont participé à la rencontre et elles
CIALES ont pu partager les évènements et
les espérances de nos provinces latino américaines.
A Sydney, Australie, du 13 au 19 avril,
s’est déroulé le 12ème Congrès Mondial de l’AMASC, (Association
Mondiale des Anciennes et Anciens du Sacré-Cœur) avec le
thème: «Une affaire du cœur: Nous Réconcilier avec
notre Monde». Clare Pratt et Jane Maltby y étaient
présentes et Clare a donné une conférence sur le
thème: «Valeurs et Mission de la Société du
Sacré-Cœur».
De même, entre le 14 et le 19 avril, en
même temps que le Congrès a eu lieu la Conférence
Internationale des Directeurs/trices des Établissements scolaires du
Sacré-Cœur. Là aussi Clare a fait une communication sur les
courants spirituels dégagés par le Chapitre 2000 sur «Une
éducation qui transforme».
Les deux conférences sont jointes à
ces Informations.
CONSEIL Mariado Górriz: A Rome
Jane Maltby: Du
17 au 21, présence à l’Assemblée qui réunit
les Provinces d’Allemagne/Suède et d’Autriche/Hongrie.
Marisa Sacerdote: A Rome
Son In Sook: Du
17 au 21, participation à l’Assemblée qui réunit les
Provinces d’Allemagne/Suède et d’Autriche/Hongrie.
«Chères Sœurs: J’ai été très heureuse de recevoir vos e-mails. Au nom de la Province, je tiens à vous remercier de l’expression de votre union à notre peine à l’occasion de la mort de Mgr. Isaías Duarte Cancino et de votre participation à la souffrance de notre peuple de Cali face à l’assassinat de Monseigneur. Cette mort est comme le symbole du sacrifice de tant de vies enlevées en ces temps tragiques de l’histoire de notre patrie. Il nous en coûte de constater que la vie a chaque jour moins de valeur. Ce nouvel évènement nous appelle une fois de plus à vivre au nom de l’espérance, en semant la justice qui reste le seul moyen de construire la paix. Avec l’affection que vous savez et l’assurance de ma prière.»
María Eugenia
Lourido, rscj
PUBLICATION Nous
avons reçu un exemplaire du livre écrit par la professeur Chantal
Paisant
sur une étude des lettres de Philippine Duchesne et ses compagnes
intitulé Les années Pionnières 1818-1823. Pendant plus de cinq
ans, Chantal a lu et étudié ces premières lettres. Avec
beaucoup de perspicacité et de sensibilité elle découvre
la complexité des expériences personnelles et de leur contexte.
Chantal remercie les rscj qui l’ont aidée. Elle fait
mémoire, en premier lieu, de Jeanne de Charry et aussi de Patricia
García de Quevedo qui autorisa la publication des textes, de Françoise
Greffe
qui encouragea le projet et de Anne Leonard pour son aide aux Archives
générales.
A NOTER La
communauté de Lowendal fait savoir que la Maison sera fermée
comme l’an dernier entre le 10 et le 20 août. Les personnes qui
désirent séjourner à Paris au mois d’août
doivent donc noter qu’elles ne pourront pas être accueillies dans
la communauté à ces dates.
VISITE EN Entre le 12 et le 26 février, Mariado et
moi avons visité la Province d’Égypte.
ÉGYPTE Ce qui a tout d’abord attiré mon attention, ce sont les contrastes que j’ai trouvés dans le pays. D’un côté, tous les monuments et les vestiges que l’on trouve partout prouvent que l’on est en présence d’une des civilisations les plus anciennes de l’humanité; de l’autre côté, nous nous trouvons en même temps dans un pays où la majorité de la population vit dans le sous-développement. L’on reste étonné que le pays des Pharaons ait vécu tant d’invasions tout au long de son histoire. Le désert et la fertilité coexistent en bien des points, vu que la vallée du Nil n’a que 15 kms de large, et que l’effort de la population cherche à gagner sur le désert des terres cultivables qui assurent une productivité agricole conséquente. Le conflit religieux est évident: il ne se vit pas seulement entre musulmans et chrétiens, mais aussi entre orthodoxes et catholiques. Cependant, dans nos établissements scolaires, la moitié des élèves sont musulmanes et, parmi les chrétiennes, beaucoup sont orthodoxes. Je crois que je n’en finirais pas d’énumérer des contrastes.
J’avais déjà
séjourné en Égypte en 1986, lors de
l’Assemblée des Provinciales et, d’une manière ou
d’une autre, chacune d’entre nous avait réussi à
connaître quelque chose de la Haute Égypte, sur demande du Conseil
général d’alors. Il est curieux de remarquer que cela se
situe au Sud et non au Nord. Durant cette Assemblée, nous avons
passé la majorité de notre temps enfermées dans le
séminaire où avaient lieu nos réunions, même si nous
avons réalisé l’un ou l’autre parcours touristique.
Dans ces conditions, il est difficile de connaître la
réalité d’un pays. Les quinze jours que nous avons
vécus cette fois-ci ne nous ont pas davantage suffi, mais il est certain qu’ils ont
facilité une meilleure approche de la vie de ce peuple et surtout de la
vie de nos sœurs.
Il serait audacieux de ma part d’essayer
d’exprimer ce qu’est la vie de ce pays. Mais je crois que je peux
partager quelques unes de mes réflexions nées du contact avec la
vie égyptienne. Je vais m’en tenir à deux conversations qui
ont attiré mon attention.
La première a été une causerie avec le Père Boulard,sj. au commencement de la visite. Il a plus ou moins exprimé ceci: « Si l’Égypte est aujourd’hui musulmane, c’est bien à cause de la désunion des chrétiens,» autrement dit, à cause des conflits entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe. Dans ce contexte, il est terrible d’entendre un papa orthodoxe dire à sa fille: «Je préfère te voir épouser un musulman qu’un catholique». Un pays où les chrétiens sont une minorité, où il existe actuellement une ségrégation religieuse est pour le moins peu facile à vivre. Dans une ambiance où la seule manière d’annoncer Jésus-Christ est la présence et lorsque seuls l’amour, la communion et le service restent l’unique langage possible, cela devient un scandale. Dans ce contexte, j’ai beaucoup apprécié la vie et la mission de nos sœurs qui manifestent la tendresse de Dieu dans les dispensaires, les ateliers de couture, la présence aux enfants handicapés, dans les établissements scolaires, etc. Elles accueillent tout le monde, aimant chacun sans discrimination ni frontières.
Deux fois au moins, la même question nous a
été adressée au cours de cette visite: «Ne
pensez-vous pas qu’il est un peu naïf de parler de dialogue avec les
musulmans?» Dans un autre contexte, je crois que la question ne peut pas
se poser. Mais pour ceux qui vivent la ségrégation imposée
aux chrétiens, pour ceux qui ont enduré des attaques terroristes
du seul fait d’être chrétiens, pour ceux qui se demandent
toujours si leur voisin est un fondamentaliste, je crois que
l’expérience même oblige à se poser la question. Cela
m’a fait beaucoup réfléchir à la relativité
de nos prises de position et à la difficulté de nous forger,
comme Société, une opinion commune dans des contextes aussi
différents. Cependant, le dialogue demeure incontournable. Mais, quel
est le défi qu’il nous apporte dans chaque contexte? Quelles
attitudes chaque situation nous appelle-t-elle à vivre?