INFORMATIONS
No.134 Juillet et Août 2001
PARTAGE DE VIE
La communauté de la Maison
Mère a eu la chance de
recueillir ce quont
vécu les nouvelles provinciales au cours de
leur rencontre. Voici ce quelles nous ont
partagé:
Parmi les thèmes traités y en a-t-il un qui a rectifié en toi une vision du gouvernement?Les thèmes traités ont éclairé, ratifié ou rectifié ma vision du gouvernement, surtout celui du discernement et celui des relations comme équipe de gouvernement. Cela ma beaucoup éclairée sur le ´lienª et mes relations avec le Conseil Général au sujet des différents aspects traités: visites, personnel, nominations. Le thème sur la formation ma donné beaucoup de lumière car il embrasse toute notre vie et nous pourrions dire que nous sommes toutes en formation initiale. Cristina Colás (CUB) Quel changement as-tu observé dans la Maison Mère depuis ton départ en novembre dernier?
Les personnes! Le lieu, le travail, lenvironnement et le contexte sont les mêmes, mais les personnes ont changé- nouveaux visages, nouvelles combinaisons, ce qui veut dire que même celles qui étaient ici avant ont changé. Cest ce qui donne la force et lénergie: la continuité au niveau le plus profond et le changement qui permet daffronter les défis sur lhorizon. Mary Hinde (ENW)
Quel sujet/thème as-tu trouvé le plus exigent personnellement et pourquoi?
Ce que jai trouvé le plus exigeant? mais aussi le plus riche, cest dessayer de comprendre mes surs à partir du contexte de leur pays et de leur province. Cest si différent de parler à partir dun pays sous régime totalitaire ou dun pays démocratique, dun pays en train de se construire ou dun pays qui a une longue histoire, dune province jeune ou vieillissante, dune province de 25 membres ou de 200 Françoise Greffe (FRA)
Comment ton équipe provinciale peut-elle bénéficier de ce que tu as appris?
Dans notre Province nous travaillons ensemble depuis un an. Cette réunion a confirmé limportance que nous avons donné à nous connaître, à être à laise entre nous, et à résoudre les blocages pour quil y ait toujours une communication parmi nous. Ici nous avons partagé une compréhension globale de lautorité provinciale, et le défi est de la partager avec les autres pour que nous continuions à renforcer notre équipe pour pouvoir nous occuper du travail immédiat. Il est important de communiquer ce que nous avons reçu ici comme donnant la vie et non comme un fardeau de plus, de voir les signes despérance et non seulement les problèmes dans la province. Mary Noronha (IND)
Dans cette réunion, quest-ce que tu as trouvé de plus satisfaisant?
Mon expérience de cette réunion est très positive. Lexcellente organisation a rendu le processus facile. La collégialité et le travail en équipe du Conseil Général sont un modèle que jespère imiter dans le Conseil Provincial. Pendant les sessions dimportants sujets ont été discutés et clarifiés, et de nouveaux moyens dinformation et de communication ont été établis. Comme participantes, nous sommes arrivées à une ouverture et une confiance les unes envers les autres qui seront un atout pour nos contacts dans lavenir. Maria Mullen (IRS)
Quest ce que tu as appris pendant ces jours?
Pendant ces jours jai appris que linterculturalité commence par le cur, que le partage dans la confiance de nos limites et de nos richesses crée la communion. Jai appris aussi que le service qui nous est demandé ne peut pas être considéré comme une parenthèse dans nos vies mais une nouvelle occasion pour répondre avec joie et générosité a Son appel. Luciana Lussiatti (ITA)
Quelle a été ton expérience la plus importante pendant cette réunion?
Davoir connu ce groupe de provinciales, le Conseil Général et la communauté de la Maison Mère. Davoir eu un horaire qui a semblé un peu "oriental", avec beaucoup de temps entre chaque chose. Dêtre devenue consciente de ce à quoi je navais pas pensé avant. Davoir parlé un peu sur la préparation pour devenir une bonne ex-provinciale. Keiko Iwai (JPN)
Quel sujet, a été le plus brûlant, à ton avis?
Pour moi, cest celui du ´discernementª parce que cest ´le sceau caractéristique de notre gouvernementª (Const. 141) et nous avons analysé des cas concrets qui peuvent survenir dans ce qui sera notre service provincial Socorro Rubio (MXN)
Quels adjectifs utiliserais-tu pour décrire latmosphère de ces jours?
Chaleureux, accueillant, joyeux, sérieux, priant, intense, libre, simple, ouvert. Mely Vasquez (PHI)
Est-ce que cette rencontre a changé quelque chose en toi?
Jai davantage confiance en moi et je me sens bien accompagnée dans ce service que la Société ma demandé. Josefina Ramos (PTR)
Comment as-tu célébré ce que tu as vécu pendant ces jours?
Pendant ces jours jai beaucoup aimé la liberté de notre partage ainsi que lesprit découte dans le groupe. Chaque jour fut unique, mais il est clair que le but était pour le Conseil Général de nous préparer au gouvernement. Je suis prête à retourner chez moi, à continuer à apprendre et à cheminer avec mes surs. Merci de cette occasion. Hilda Bamwine (UGK)
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AGENDA DU CONSEIL Clare Pratt en juillet du 14 au 5 août, aux USA:· vacances et assemblée de la Province.
Août du 8 au 29, en Uganda/Kenya: réunion des provinciales dAfrique et visite de UGK. Le 29, retour à Rome.Jane Maltby en juillet du 1er au 18, en Irlande, vacances et retraite. · du 19 au 4 août, aux USA: assemblée provinciale.
Août, du 4 au 12, au Canada: assemblée provinciale.
· du 13 au 26, à Londres. Le 26, retour à Rome.
Mariado Górriz, en juillet du 1er juillet au 6 août en Espagne:· vacances.
· forum des Jeunes dEurope (ESS).
· réunion de Jeunes Professes et de Responsables J.P. (ESS).
Août, du 8 au 28, en UGK: réunion des Provinciales dAfrique et visite de lUGK.Le 29, retour à Rome.
Marisa Sacerdote en juillet du 23 au 30, en Espagne:
· forum des Jeunes dEurope (ESS).
Août, du 2 au 9: réunion des Jeunes Professes et des Responsables de JP (ESS) · le 9 Août retour à Rome: Retraite et vacances.
Son In Sook en juillet du 19 au 4 août USA: assemblée provinciale.Août, du 4 au 22, en Angleterre-Gales. Retraite au Pays de Gales. Le 27, retour à Rome.
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IN MEMORIAM Cest avec une grande tristesse que nous avons appris la mort de Maria Teresa Porcile, le 18 juin, dans sa maison de Montevideo, en Uruguay. Cétait une théologienne et une grande amie de la Société. De nombreuses religieuses et anciennes élèves, comme aussi dautres Congrégations religieuses et des groupes cuméniques, se sont enrichis de ses conférences, de ses écrits et de son amitié. Madeleine Sophie quelle a tant aimée la sûrement accueillie avec joie!
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INFORMATION Monique Luirard (FRA) a été chargée de composer un ouvrage sur lhistoire de
A NOTER la Société du Sacré-Cur qui couvrira la période allant de la mort de Sainte Madeleine-Sophie à lan 2000, bicentenaire de la Société. Son projet de collecte de témoignages auprès de religieuses du Sacré-Cur sur les années 1960-1980, années de transition pour vivre notre vie religieuse et orienter nos activités apostoliques a été accepté. Elle prendra prochainement contact avec les divers provinces pour voir comment le mettre en uvre.
COMMENT TRAVAILLER POUR LA JUSTICE AVEC LA SOCIÉTÉ CIVILE À UN NIVEAU INTERNATIONAL
L'une des recommandations du Chapitre Général 2000 était: "que le ConseilGénéral poursuive l'étude d'un statut, pour la Société, d'Organisation Non Gouvernementale aux Nations Unies à la lumière du rapport du Conseil Général au Chapitre Général 2000. Qu'il se joigne à la recherche des Congrégations interna- tionales à Rome qui explorent les possibilités de constituer une ONG commune"(p.47). Cela tombait bien qu'au cours de ma première réunion avec le sous-groupe des Promoteurs Justice et Paix, convoquée récemment, les "Missionnaires L Comboniens"aient exprimé leur désir d'organiser une réunion sur ce sujet à New York, invitant les congrégations qui le souhaiteraient, à y participer.
La réunion d'étude a eu lieu les 21-26 mai. J'y assistais, au nom du Conseil Général, avec Joan Kirby (USA) et Solome Najjuka (UGK), toutes deux membres de notre Commission Justice et Paix. Il y avait 56 participants de 24 Congrégations différentes dont 5 avaient déjà un statut aux Nations Unies. La réunion se tenait avec des experts de New York et Washington au Centre Maryknoll, bien situé pour passer une journée entière au siège des Nations Unies. Les cinq jours étaient organisés pour que nous puissions entendre les contributions de spécialistes depuis la conférence d'ouverture sur la Globalisation jusqu'aux informations élémentaires sur les diverses manières dont fonctionnent les Nations Unies et leurs organes, de même que sur le travail des ONG à l'intérieur des Nations Unies, et les possibilités d'échanges mutuels, et comment tout cela est en lien avec les apostolats de la base de nos congrégations. Ces sujets ont été présentés et ont pris vie dans le contexte de questions bien spécifiques de la justice et de la paix, par exemple: la campagne sur la dette, la charte des enfants, la discrimination raciale, la xénophobie et tout ce qui est lié à l'intolérance et la conférence mondiale contre le racisme qui aura lieu au mois d'août 2001. Il y a eu des possibilités pour la réflexion personnelle et en groupe par congrégation, pour la discussion et la recherche en assemblée, pour des rencontres avec une gamme de représentants aussi bien des ONG et des gouvernements que des personnes qui travaillent aux Nations Unies.
1)Le niveau d'accès aux Nations Unies.
· Le premier niveau est celui du Département d'Information (DPI). Ce statut donne accès principalement à l'information et à la communication, mais permet aussi à tous les membres de demander à participer à toutes les conférences mondiales des ONG . Ces ONG peuvent aussi envoyer des personnes aux conférences régionales qui sont les premières étapes à la préparation aux conférences mondiales (par exemple : la conférence qui s'est tenue à Dakar, à laquelle Solome a assisté et donné de l'information en préparation de la conférence mondiale contre le racisme)
· Le deuxième niveau d'accès est celui du Conseil Economique et Social (ECOSOC) qui nous donne la possibilité de travailler avec d'autres ONG à la fois de manière informelle et à l'intérieur d'une structure plus formelle de commissions, groupements, et alliances, sur des questions pour lesquelles l'ONG a des compétences spécifiques, par exemple: les femmes, les enfants, le racisme, les réfugiés, etc. Les représentants des ONG à l'ECOSOC sont aussi reliés plus étroitement avec les Nations Unies à travers des échanges réciproques d'information avec le Secrétariat et les Départements, ainsi qu'avec des organismes comme l'UNICEF (fonds des Nations Unies en faveur des enfants); le PNUD (programme des Nations Unies pour le développement); l'UNEP (programme des Nations Unies sur l'environnement).
Au niveau du DPI, l'ONG a simplement la responsabilité de diffuser l'information des Nations Unies dans le dessein d'avoir un public plus large. En ce qui concerne l'ECOSOC, la responsabilité est de montrer ce que l'ONG apporte aux Nations Unies à travers des projets, des documents, la présence aux conférences des Nations Unies etc Les ONG du niveau du DPI peuvent accéder par la suite à celui de l'ECOSOC obtenant un niveau plus élevé de participation.
On a constamment souligné la nécessité de démontrer l'existence d'un bon réseau de communication reliant les projets de base. Le réseau devrait relier les projets de base entre eux et avec le centre de l'ONG ainsi qu'avec le représentant aux Nations Unies.
2) Les alternatives à considérer pour demander le Statut d'ONG.
· Les congrégations peuvent demander individuellement le statut. On a exprimé l'idée qu'il serait profitable d'avoir au moins un représentant de l'hémisphère Sud qui puisse faire entendre la voix de ceux qui souffrent le plus de la globalisation. L'accréditation aux deux niveaux est gratuite.
· Il était clair que les ONG les mieux constituées, par exemple celles des surs des écoles Notre Dame, des surs du Bon Pasteur, des congrégations Franciscaines, du groupe international de Maryknoll ne s'ouvrent pas facilement à d'autres congrégations qui voudraient les rejoindre, sauf pour des raisons d'apprentissage. Il semblerait qu'elles aient suffisamment à faire pour animer leur réseau à l'intérieur de leurs propres groupes.
· Une discussion a eu lieu pour voir si plusieurs congrégations pouvaient s'unir pour créer une nouvelle ONG religieuse qui les regrouperait toutes. Cependant on a souligné la difficulté de former un regroupement si vaste englobant des charismes et des intérêts très différents.
· Une autre suggestion a été faite, celle que deux ou trois congrégations seulement se réunissent pour former une ONG, ce qui permettrait une meilleure compatibilité entre elles.
Je suis très reconnaissante d'avoir
eu la possibilité de mieux comprendre les ONG et ce que
représente une accréditation aux Nations Unies.
J'espère qu'à travers ce compte rendu j'arrive
à partager avec vous quelque chose de ce que j'ai appris.
Jane Maltby rscj