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JUBILÉ 2000 PROJET

EDITORIAL

La Supérieure Générale de la Société du Sacré-Coeur, Patricia Garcia de Quevedo, a explicitement demandé à toutes les Religieuses du Sacré-Coeur et par extension, à tous les membres de l’AMASC de soutenir la Pétition du JUBILEE 2000 ; une campagne ecuménique mondiale pour récolter des signatures afin d’annuler la dette de certains pays, sur la base de critères clairement définis.

L’original de sa lettre est reproduit dans cette « Newsletter », pour votre information et votre réflexion.

Il est important de clarifier la position de l’AMASC sur un problème tel que celui-ci:


QUELQUES POINTS IMPORTANTS A CONSIDERER AU SUJET DU PROJET DE JUBILEE 2000:

Le problème actuel des pays qui ne peuvent pas rembourser leurs dettes est très semblable à celui des années 1930 ,1880, 1840. Mais à ces époques là des remises de dettes beaucoup plus importantes avaient été accordées.

Parties prenantes avec les HIPC (Pays Pauvres Lourdement Endettés) le Fond Monétaire International, la Banque Mondiale et le Club de Paris des Gouvernements Créditeurs demandent des paiements 3 à 4 fois supérieurs à ce qui avait été considéré soutenable par le passé.

Dans l’Allemagne des années 20, 13 à 15% du service export pour le remboursement de la dette extérieure avait été considéré tellement excessif que l’opposition à une telle exigence a été reconnue comme ayant promu la prise du pouvoir Nazi. Ceci a donc était pris en compte lors des négotiations de la dette allemande après la 2ème Guerre mondiale lorsque les Alliés ont demandé 10% aux Allemands pour payer leur dette, le chef des négotiateurs allemands s’est écrié : » c’est impossible ». Les Alliés réunis à Londres en 1953 ont été d’accord et le paiement allemand a été limité à 3,5%.

Par contraste un pays tel que le Mozambique a consacré 29% de ces exportations au remboursement de sa dette dans les année 1994-1997 soit un total de 121 millions US Dollars par an ! Pourtant cela n’a représenté que 30% du calendrier du remboursement de leur dette.


Il faut préciser que le mouvement « Jubilée 2000 » ne cherche pas une pure annulation de la dette, mais, une annulation des arriérés impayables par les pays les plus pauvres. Un tel allègement doit être proposé avec la condition que les fonds, ainsi économisés , seront redirigés vers les plus nécessiteux tels que les 21 millions d'enfants dont on estime que leurs vies pourraient être sauvées si ces ressources étaient dirigées vers la santé, l'eau propre et l'hygiène.


Par exemple, l'économiste en chef de la Banque Mondiale, Joseph Stiglitz, a lui-même admis que le plan HIPC (Pays Pauvres Lourdement Endettés) était mauvais.

« Une plus grande humilité est nécessaire, a-t-il admis, dans un discours du 7 janvier 1998, dans lequel il demande la fin d'une politique désordonnée imposée par Washington. Sa condamnation, très argumentée, du « Washington Consensus » et les conditions que l'on a imposées aux pays pauvres soulèvent des questions fondamentales au sujet du traitement entier,de l'allègement de la dette.

Il a pratiquement attaqué chaque pilier de la structure des politiques d'ajustement et de la stabilisation de la dette, qui serve de base dans les relations avec les HIPC. En particulier il a assuré :



Nous pourrions ainsi prendre part à un nouveau consensus pour le nouveau millénaire.