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LETTRE DE SUPERIEURE GÉNÉRALE

Rome
le 20 mars, 1998

A Toutes Les Religieuses de la Société.,

Chères Soeurs,

Je vous écris, en cette fin de Carême, pour qu'ensemble nous nous rappelions ce que Chapitre de 1994 a décidé; « la Société du Sacré-CSur choist d'établir ses priorités d'action en réponse aux appels spécifiques d'aujourd'hui venus du monde et de l'Eglise. Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons être là où le cSur de l'humanité est transpercé, c'est là que se révèlent la fidélité et la miséricorde de Dieu. » (p.3). Enregistrement automatique del appels concrets, celui de la crise de la dette externe, un problème urgent qui affecte la vie de millions de nos frères et soeurs les plus pauvres. Nous, Religieuses du Sacré-Coeur, nous avons choisi de vivre en solidarité avec les pauvres et nous ne pouvons ignorer ce problème.

Pendant plusieurs mois, un groupe de relegieux/ses de diverses Congrégations ont étudié ce thème ici, à Rome, dans l'intention de voir quelle réponse pourraient donner leurs congrégations comme corps. Monique Fabre fait partie de ce groupe. Ils/Elles ont étudié différentes initiatines et ont proposé à la Commission Justice et Paix des Unions des Supérieurs/es Généraux/ales (les USQ et UISG) que toutes les congrégations participent à la Pétition du Jublié 2000, une campagne mondiale oecuménique qui cherche des signatures pour appuyer la suppression de la dette dans certains pays. Cette campagne est basée sur des critères clairs et définis.

Comme co-présidents de Justice et Paix, Davis Fleming, supérieur général des Marianistes, et moi-même, avons demandé aux commission exécutives de l'USG et de l'UISG qu'elles portent ce sujet devant leurs assemblées générales qui auront lieu à Rome au mois mois de Mai. La Commission Exécutive de l'UISG a accueilli cette demande très positivement et est d'accord pour que cette recommandation soit faite à l'Assemblée Générale afin que tous les membres des congrégations participent à la Pétition Jubilé 2000.

Je vous écris donc pour que nous nous encouragions personnellement et communautairement à participer à cette initiative en faisant, comme corps, un geste de solidarité en faveur des pauvres. C'est un moyen de réaliser concrètement l'appel du Chapitre 1994 à participer au travail jubilaire en nous centrant sur l'effacement de la dette externe des pays pauvre (p14). Une telle initiative est aussi un moyen de répondre à cet autre appel du Chapitre: « Agir courageusement dans la conviction que la vie religieuse a un rôle prophétique dans le monde » (p11).

Une campagne comme celle de Jubilé 2000 n'aura d'influence que si le nombre de signatures est réellement important. J'ajoute à cette lettre des exemplaires de la pétition. Ils peuvent être photocopiés et le fait de récolter le plus grand nombre de signatures (amis, personnes avec qui nous travaillons) offrira l'occasion de rendre les personnes plus conscientes de la gravité de la crise causée par la dette, de ses causes et do son impact sur la vie des pauvres.

Comme nous le savons, toute action pour la Justice devrait se fonder sur une information juste, sur l'analyse, le réflexion et la contemplation qui poussent à a'action. C'est comme le dit le Chapitre, « la formation permanente que le monde exige de nous ... et l'ascèse de l'éducatrice RSCJ35P9° ». La feuille ci-jointe, préparée par Monique Fabre, a pour but de vous fournir une meilleure information. J'espère que les provinces la compléteront avec d'autres matéraux.

Quand les formulaires seront remplis, ils doivent être directement envoyés au bureau centrale du « Jubilé 2000 », à Londres Angleterre; celui-ci les présentera aux leaders des pays les plus industrialisés, les G& (maintenant G8) lors de leur recontre au sommet en 1999. (Il est important que chacun ne signe qu'une fois pour le crédibilité de la campagne.)

J'espère que chacune de nous, RSCJ, prendra à cSur cette cause, pour que, « animées par l'amour du CSur de Jésus et le désir de la faire connaître », nous exprimions notre engagement « dans la soif de construire un monde de justice et de paix, en réponse au cri des pauvres » (Const. §13)

Je vous suis très unie dans cette action qui nous engage dans la constriuction d'un monde plus juste et je vous embrasse avec affection.

Patricia Garcia de Quevedo, RSCJ
Superieure Générale